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Le Moulin à huile traditionnel |
A : LE
MOULIN A SANG
La meule,
retenue au plafond par un axe, est actionnée par un animal qui est
relié à cet axe par un attelage horizontal. L'animal en tournant
autour de la cuve entraîne la meule. On y met alors les olives qui
sont broyées. Par une ouverture à la base de la cuve (a) on sort la
pâte des grignons (b) (pulpe, noyaux).
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B
: LE MOULIN HYDRAULIQUE
C'est une grande roue hydraulique à augets ou à godets installée sous
une chute d'eau qui actionne par un axe un rouet vertical denté.
Celui-ci en tournant actionne une couronne horizontale dentée montée
sur l'axe principal où est fixée la meule dans sa cuve. Les olives
sont mises dans la cuve, parfois depuis l'étage (réserve aux olives),
à l'aide d'un conduit en bois. Une fois broyées, elles sont
recueillies (comme pour le moulin à sang) par une ouverture à la base
de la cuve (a), c'est la pâte des grignons (b).
On remplit
les " scourtins " (c) avec la pâte des grignons. Le scourtin désigne
en provençal, les sacs de staterie ronds et plats tressés avec de la
fibre . |
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Les
scourtins une fois remplis sont entassés dans les " chapelles " des
presses à bras (d). Dans la tête à cliquet de la vis de la presse, on
met une barre de manœuvre en bois (e) afin que le moulinier puisse
serrer la vis et de ce fait écraser les scourtins .
L'huile de
la première pression s'écoule dans un bac (f). Une fois bien
compressés les scourtins sont ôtés, les grignons (noyaux) (g) sont
entreposés dans un coin du moulin : ils seront vendus à des usines
pour être traités en farine : elle servira au fleurage des boulangers
(le fleurage consiste à saupoudrer de la farine de grignons sur la
pelle à enfourner les pains afin que la pâte ne colle pas).
L'huile
s'écoule ensuite dans différents bacs de décantation (h) remplis eau.
Plus légère, elle reste en surface. Recueillie à " la feuille " (i)
(outil plat et mince avec manche) l'huile est entreposée dans des
jarres. Au dernier bac (les enfers) (j), l'eau encore grasse mais
impropre à la consommation peut être destinée aux savonneries . C'est
la ressence.
Le
cabestan est un axe tournant en bois avec un cordage relié à
l'extrémité de la barre en bois des presses à bras et destiné à
alléger la manœuvre du moulinier pour terminer la pression.
La
chaudière produit l'eau chaude pour arroser les scourtins dans les
presses, elle sert également à chauffer le moulin, car ne l'oublions
pas, la saison des olives est en décembre et janvier.
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En
moyenne, il faut 100 kilos d'olives pour faire 15 kilos
d'huile de 1ère pression et 2 mouliniers sont nécessaires
pour traiter 200 kilos par heure.
Il est facile de reconnaître un moulin à huile d'autres
bâtisses car le plus souvent il se trouve non loin d'un cours d'eau et
le "mur de force" dépasse largement du toit, c'est en bas du mur de
force que se trouve les "chapelles" des presses : il faut du poids au
dessus autrement, sous la pression, le bâtiment risquerait de se
fendre ! |

A
retenir pour un quizz :
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Un moulin à huile n'est jamais actionné par le vent |
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Un moulin à huile peut être hydraulique (actionné par l'eau) |
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Un moulin à huile peut être "à sang" (actionné par un animal) |
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La meule d'un moulin à huile "travaille" sur sa tranche et est
toujours verticale |
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La meule d'un moulin à huile peut être en basalte ou en calcaire |
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Le moulinier est le nom de celui qui fait marcher un moulin à
huile |
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