Mais qu’en est-il pour le consommateur ?
La hausse du prix de vente de l’huile d’olive ne
l’arrange guère. Il va sans aucun doute trouver un substitut à
l’huile d’olive, ce qui ne manquera pas d’entraîner des retombées
négatives sur l’économie marocaine. Laquelle serait aussi affectée
par le fait que la production achetée par les entreprises
étrangères est en grande partie écoulée sur le marché extérieur.
L’intervention de l’Etat est donc ici nécessaire
pour remédier à cette situation. Le consommateur marocain doit
profiter de « son huile d’olive », qualifiée de bonne qualité.
A noter, à cet égard, que l’huile d’olive
« Volubilis » de la région de Meknès-Tafilalet vient de recevoir à
Rome le prix de la meilleure huile d’olive extra-vierge de l’année
2006. L’huile marocaine a été sélectionnée parmi quelque 3000
genres originaires des pays d’Europe, du Nord de l’Afrique, de
l’Est de la Méditerranée, d’Afrique du Sud et d’Amérique latine.
Selon un communiqué de l’Agro-pôle olivier
relevant de l’Ecole Nationale d’Agriculture de Meknès, un top de
15 huiles d’olives a été mis en avant avec la destination de prix
spécifiques, dont celui de l’huile d’olive de l’année pour
« Volubilis ».
Il est à signaler que pour résorber le déficit
national en huiles alimentaires, le Maroc a adopté un plan
national oléicole, qui prévoit notamment de doubler en 2010 la
superficie plantée en oliviers de près de 500.000 hectares.
D’ailleurs, l’un des chantiers les plus urgents consiste à
accélérer la mise à niveau de la filière car la production est
assurée par des unités traditionnelles dotées d’une faible
capacité de trituration.
Au niveau mondial, la production de l’huile
d’olives devait atteindre 2,83 millions de tonnes durant la
campagne 2004-2005, alors que la production au Maroc avait à peine
atteint 50.000 tonnes.
La consommation mondiale devait baisser à son tour
pour atteindre 2,81 millions de tonnes.
Au Maroc, la production d’olives aurait été, entre
2002 et 2004, d’environ 1 million de tonnes.
* la rédaction
Bibliographie :
Journal L'opinion -
jeudi 19 janvier 2006